CoVoiturage : remède anti-crise ?
[Ecolo] [ Le bon plan] 13 mai 2009 par Facilitateur |
Ecologie, protection de l’environnement, réduction des dépenses, convivialité, rencontres sont autant d’arguments en faveur du covoiturage !
Pourtant, face à un fort potentiel de développement, le principe de partager sa voiture pour des trajets plus ou moins longs ne remporte pas le succès escompté ! Investigation sur ce manque d’engouement…
700 000 utilisateurs en France
Il y aurait « deux fois plus d’utilisateurs que l’année dernière », en France, estime Arnaud Sarfati, éditeur du site de covoiturage 123voiture.com. La hausse des prix du pétrole, la baisse du pouvoir d’achat des français ont d’ailleurs poussés les entreprises et les collectivités à proposer ce moyen de transport. Le covoiturage permet ainsi à de nombreux automobilistes d’économiser beaucoup d’argent. Pour des petits trajets quotidiens, le covoiturage se répand peu à peu pour les conduites scolaires ou pour les salariés d’une même entreprise. Annabelle travaille chez Vente Privée en banlieue parisienne et partage sa voiture avec 3 autres collègues de travail. « Si j’étais seule dans ma voiture je dépenserai quotidiennement 10 euros, grâce au covoiturage, nous divisons la facture par trois, ce qui nous permet à chacun d’économiser plus de 560 euros par an ! »
De nombreuses sociétés proposent des plateformes intranet, des plannings de covoiturage pour inciter leurs employés à opter pour ce modèle de déplacement non seulement économique, mais aussi écologique. Parmi elle, BNP Paribas, Renault, Dassault Systems, ou encore Ikea, qui l’a même proposé à ses clients ! Des agglomérations comme Montpellier, Tours, Aix en Provence mais aussi la principauté de Monaco ont fait la démarche de proposer ce service à leurs habitants.
Un remède qui peine à s’imposer
« 79 % de nos agents se sont dit intéressés par ce moyen de transport. Mais aujourd’hui nous ne comptons que 117 inscrits sur 4000 collaborateurs », déplore à l’AFP Jean-Luc Foret, chargé de promouvoir le covoiturage au conseil général des Yvelines.
Le constat est général selon le Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques, le taux d’occupation des voitures devraient être de 1,32 sur la période 2005-2014. La flexibilité des horaires des salariés et la mauvaise information des usagers ainsi qu’une offre insuffisante et un manque de volonté des pouvoirs publics, seraient, selon les professionnels les raisons ce manque de succès généralisé.
Frédéric Rollin a d’ailleurs fait part à l’AFP de son mécontentement face au manque de mutualisation des moyens. Les entreprises doivent créer des partenariats avec les agglomérations et les entreprises les plus proches pour que le covoiturage ne reste pas cantonné seulement à quelques grandes entreprises. Sur le modèle des entreprises. Certains professionnels proposent également à l’instar des Etats-Unis ou encore du Canada des voies réservées aux voitures transportant plus de deux passagers !
Moralité, roulez doucement, mettez votre ceinture, ne téléphonez pas au volant (…) et roulez nombreux !
Source : www.developpementdurable.com
6 novembre 2009 à 5 h 42 min (#)
Bonjour!
Je suis une étudiante en sciences humaines au cégep du Vieux Montréal et dans le cadre de mon cours de méthodologie je dois poser des questions par rapport à mon sujet! Mon sujet est le suivant: Quelles sont les stratégies de transport des étudiants du CVM? Mes questions sont les suivantes: Est-ce que le covoiturage est-une pratique qui se fait de plus en plus? et Quelle est la clientèle visée par le covoiturage?
Merci à l’avance!
Anne-Marie Crépeau