La recherche d’économies d’énergie incite à multiplier les formules de partage de biens, notamment de voitures.
Sans bruit, les formules de partage de voitures se multiplient. A ne pas confondre avec le co-voiturage, qui consiste à prendre quelqu’un dans sa voiture, l’auto-partage regroupe des formules diverses : voitures en multipropriété, accès en libre-service avec une carte d’abonnement (sur le type du célèbre Velib’) , locations de courte durée auprès de professionnels.
Le mouvement est encore faible en France : on estime que 3.000 personnes environ pratiquent l’une de ces formes d’utilisation de la voiture. C’est en Suisse que le mouvement est le plus fort, c’est d’ailleurs là qu’il est né : 70.000 personnes, soit un taux important rapporté à la population. En Allemagne, 100.000 personnes y ont recours.
Au delà de la voiture, d’autres biens peuvent être partagés plutôt que possédés, afin d’aller vers une société plus économe, donc moins consommatrice en énergie. Tout le monde connaît l’exemple très ancien des machines à laver collectives dans certains immeubles américains. La location d’outillages existe depuis longtemps. Aujourd’hui on voit un grand fabricant de pneus proposer des formules de location permettant de recreuser et rechapper les pneus pour allonger leur durée de vie. Les services gérés collectivement se développent et l’on peut maintenant acquérir des heures de femme de ménage, de garde-malade ou de bricolage par l’intermédiaire de sa banque.
Seriez-vous prêts à abandonner votre voiture individuelle, ou à renoncer à d’autres achats de biens d’équipement pour aller vers une de ces formules ? Ou bien considérez vous que notre société est fondée sur la consommation individuelle, que tout le reste est utopie et que remettre en cause ce modèle ruinera l’économie et entrainera de sérieux déséquilibres ?
Source : Actualité de l’Energie - L’Expansion.com