Sylvie - J’oublie l’agressivité des gens, coincés dans les embouteillages !
[Blog Zenius Expérience] 19 octobre 2009 par Facilitateur |
Interview téléphonique de Sylvie Moreau (Librairie Bellanger) par Dominique Hervouët (Agence de Presse Kaméléon Rouge).
Dominique Hervouët « Au début de la Zenius expérience, dans quel état d’esprit étiez-vous ? »
Sylvie Moreau : « Très dubitative ! Je ne savais pas trop ce qui allait se passer. C’était tout à fait nouveau pour moi de ne plus avoir de voiture. »
DH «Quelles étaient vos motivations pour participer à ce programme ? »
Sylvie : « Ma voiture est très ancienne, elle a atteint sa majorité cette année. Je réfléchissais déjà aux différentes solutions qui s’offraient à moi pour la remplacer. La Zenius Expérience est arrivée au bon moment. C’est vraiment le moyen idéal pour tester sans s’engager et voir ce qui convient le mieux. Cela me permet de réfléchir à l’avenir. »
DH « Quelles étaient vos appréhensions ? »
Sylvie : « L’urgence ! Urgence professionnelle tout d’abord : Dans mon métier il faut être capable de répondre très rapidement aux demande d’expertise des clients qui - pour certains - se trouvent en dehors de l’agglomération, voire à plusieurs centaines de kilomètres. Et puis l’urgence médicale ensuite. Que faire si quelque chose m’arrive la nuit ? C’est d’ailleurs également une question que me posent mes proches lorsque je leur parle de la Zenius Expérience.»
DH « Aujourd’hui, quels modes alternatifs utilisez-vous le plus souvent ? »
Sylvie : « La marche à pied et marguerite. Il est vrai que contrairement à d’autres participants, j’ai la chance de vivre à 5 minutes de mon lieu de travail. J’ai moins de contraintes à gérer. Avant l’expérience, je me déplaçais déjà beaucoup à pied, j’aime ce mode de déplacement, peut-être aussi parce que j’ai une vraie peur de la bicyclette. J’ai utilisé une fois le tramway. Et je vais peut-être utiliser le navibus la semaine prochaine, pendant qu’il fait encore beau et pas trop froid. Faire la traversée Chantenay-Trentemoult qui figure sur certaines de mes gravures anciennes me séduit assez. »
DH « Que pouvez-vous me dire sur le service marguerite ? »
Sylvie : « Pratique, facile, rapide. Muriel et Marie-Christine, les deux jeunes femmes au téléphone sont absolument adorables, il faut vraiment les féliciter. C’est important car nous avons peu de contacts humains, tout se passe par internet. Lorsqu’on a des personnes au bout du fil aussi charmantes il faut le signaler, cela fait aussi partie de la qualité du service. En cas de problème, on sait que l’on peut compter sur elles. C’est vraiment très important.
J’ai utilisé pour le moment 4 fois le service : une fois pour me rendre à un vernissage, une autre fois pour porter à la Poste mes 1000 catalogues. Chacun pèse 50 g, je vous laisse imaginer le poids total … marguerite m’a été bien utile ! Puis, à deux reprises pour un rendez-vous chez mon médecin qui se trouve à Basse-Goulaine, dont l’un a été pris en urgence. Je prends toujours la Twingo, Place Delorme.
marguerite, c’est vraiment facile d’utilisation : on va sur internet, il y a juste à rentrer ses code et mot de passe et l’on peut réserver. Je prends toujours une plage de réservation plus large : Je préfère par respect pour les autres usagers qui doivent prendre la marguerite après moi. Et puis ainsi je n’ai pas à angoisser sur un possible retard. Je reçois une facture détaillée de mes utilisations. Cela me permet de faire mes comptes et de calculer pour l’avenir. Le seul bémol je trouve est peut-être l’obligation que nous avons de rendre la voiture à son point de départ, mais je comprends qu’en terme de logistique on ne puisse pas faire autrement. C’est vrai que cela serait parfois plus simple, cela éviterait de faire des allers/retours. »
DH « Le service Zenius de Loc Eco ? »
Sylvie : « Le personnel est là aussi formidable. Avec notre passeport Zenius, nous sommes reçus comme des VIP, c’est très agréable. Tout est fait en fonction de nous, de nos désiratas. On essaye différents modèles de voiture. En plus, Loc Eco est facile d’accès, situé quai Henri Barbusse, le tram passe juste devant. Et avec leur très grand parking intérieur on peut garer la voiture sans soucis. Lorsque je redépose la voiture le lundi matin, je repars à pied, je passe la Motte Rouge, c’est une promenade très agréable. »
DH « bicloo et le vélo NGE ? »
Sylvie : « Depuis que je suis toute petite, en raison d’une mauvaise chute, j’ai la phobie des vélos. Mes proches n’en reviennent toujours pas que je ne me sois pas encore précipitée pour essayer le bicloo ou le Vélo NGE, mais j’ai une telle appréhension que je repousse le moment. Comme je n’ai pas la place de mettre le vélo NGE à la boutique et que je n’ai pas de cave chez moi, je dors avec le vélo NGE ! il est bien beau mais il ne me tente pas plus que cela. »
DH « La Tan ? »
Sylvie : « Je préfère le tram au bus où l’on est trop confiné. Le Tram, c’est pratique, spacieux et surtout silencieux. Sur Nantes nous sommes particulièrement bien desservis et on est certain d’avoir un tram toutes les 5 minutes ce qui est important lorsqu’on a un rendez-vous. »
DH « Les parkings NGE ? »
Sylvie : « Depuis que j’ai déménagé en 2000 j’utilise moins souvent les parkings NGE dont j’étais une très grande consommatrice. J’aime beaucoup Cathédrale, facile d’accès, spacieux. Les parkings NGE apportent avant tout la facilité. On gare sa voiture sans avoir à se préoccuper de l’heure. C’est en quelque sorte le coût de la liberté. »
DH « Cette expérience a-t-elle changé votre quotidien ? »
Sylvie : « Au niveau professionnel, il a fallu que j’organise mes rendez-vous. Par exemple je centralise mes achats et certaines expertises sur Nantes. Sinon j’essaye de différer, sauf cas d’urgence où il faut être capable de se déplacer à l’autre bout de la France dans les 24/48 h. Heureusement, avec marguerite et Zenius, ces urgences sont parfaitement gérables. Cela m’a notamment permis de partir dans les Côtes d’Armor ce week-end pour une expertise.
Dans ma vie personnelle la Zenius Expérience m’oblige à anticiper, c’est ce que nous avait dit l’un des anciens participants (Edouard Goin – sic) et c’est la vérité. Il faut penser à tout avant. Mais il ne faut pas considérer cela comme un manque de liberté, c’est simplement que l’on doit gérer différemment son organisation et je trouve que finalement cela nous permet de le faire de manière plus pertinente. »
DH « Quelles sont les contraintes que vous avez dû apprendre à mieux gérer ?»
Sylvie : « L’urgence toujours. Mais grâce à marguerite j’ai compris que cela ne posait pas de difficulté. L’angoisse ensuite ! de la casse, de l’accident, de l’éraflure. Au départ de l’expérience j’appréhendais de prendre un véhicule marguerite, car je suis très soucieuse de ne pas abîmer ce que l’on me prête. Au début je roulais à la vitesse d’un débutant ; j’avais très peur ; je conduisais très mal. Au fur et à mesure j’ai pris mes habitudes, et maintenant cela va beaucoup mieux. Cela m’a permis par exemple de bien gérer les choses lorsque j’ai constaté qu’un rétro était manquant lorsque j’ai pris possession de mon véhicule marguerite. Je n’ai pas paniqué, j’ai appelé l’agence ! J’ai appris à relativiser. »
DH « Quels effets positifs vous apportent cette Zenius Expérience ?»
Sylvie : « On en oublie l’agressivité des gens, coincés dans les embouteillages. On est libéré en quelque sorte de ces contingences. Avec la Zenius Expérience on regarde différemment la ville. On est plus sensible aux modes de déplacement alternatifs et aux personnes qui les utilisent. C’est ainsi que je me suis aperçue en empruntant l’autre jour la place Graslin, du nombre important de nantais qui circulaient en vélo pour se rendre à leur travail, qu’il s’agisse du bicloo, du vélo NGE ou de leur vélo personnel. Je ne m’en étais pas rendue compte auparavant ! La marche à pied permet de porter sur la ville un autre regard, de redécouvrir son patrimoine et de mieux en profiter. Nantes est une ville magnifique, j’ai l’impression d’apprendre à mieux la connaitre »
DH « Comment vos proches réagissent-ils à votre expérience ? »
Sylvie : « Ils trouvent cette expérience formidable, très intéressante. Certains vivent à Paris, d’autres en Normandie, ou en Bretagne. Tous n’ont pas la chance comme nous ici à Nantes de disposer d’un tel ensemble de solutions pour se déplacer. Ils ne comprennent pas pourquoi je ne craque pas pour le vélo (rire). Ils trouvent le concept de Zenius vraiment génial, le fait de pouvoir choisir sa voiture quand on en a besoin, de changer de modèle selon les envies, ils adorent. L’auto-partage aussi les intéresse, notamment parce qu’ils trouvent pratique le fait de ne pas avoir besoin de chercher une place de stationnement, l’emplacement marguerite est réservé.»
DH « Vous est il arrivé une aventure, une anecdote qui vous aimeriez nous raconter ? »
Sylvie : « Il m’est arrivé voici quelques jours une petite mésaventure : Je venais de déposer ma voiture marguerite ; arrivée chez moi je me suis rendu compte que j’avais perdu mes clefs de domicile dans la voiture. Fort heureusement j’avais un second jeu au bureau, sinon je ne sais pas où j’aurais passé la nuit ! Le lendemain j’ai contacté marguerite, et les jeunes femmes m’ont aussitôt ouvert la porte à distance pour que je puisse récupérer mon trousseau qui était bien caché sous le fauteuil. Elles ont été d’une grande gentillesse, merci encore à elles. »
DH «Que pourriez-vous nous dire de la Zenius expérience ? »
Sylvie : « C’est vraiment une expérience formidable à tenter. 8 semaines est une bonne durée pour vraiment se rendre compte des changements qui peuvent s’opérer. De nombreux évènements peuvent intervenir qui modifient la manière de nous organiser et donc de nous déplacer. Je parle très largement de cette expérience autour de moi, pas plus tard que la semaine dernière à un vernissage à St-Sébastien-sur Loire. Je compte vraiment sur cette expérience pour prendre une décision dans un proche avenir ; je sens que ma vieille voiture que j’adore n’ira plus très loin. »
Propos recueillis par Dominique Hervouët - kameleonrouge@hotmail.com
Lire aussi le témoignage de Sylvie au début de l’expérience “Ma voiture passe sa vie au garage !”