Quasi désintoxiqués

[Blog Zenius Expérience] 25 novembre 2009 par Facilitateur |

photo-groupe1Cette fois, c’est décidé : Jérôme Bourgeois va revendre sa voiture. « Ça me trottait dans la tête depuis un moment. Le test m’a conforté dans mon idée. Je me suis même offert un vélo ».

Le patron de L’Atelier des Chefs (cours de cuisine animés par des chefs) fait partie des sept « cobayes » qui, pendant deux mois, ont participé à la Zenius expérience. Organisée pour la 4e année consécutive par Loc Eco, l’opération vise à démontrer que l’on peut se passer de voiture pour se déplacer en ville.

Originalité cette année : les sept volontaires étaient tous des professionnels. Parmi eux, quatre salariés de la Société Générale, une libraire, la responsable d’une société de services à domicile et un chef cuisinier.

Allergique au vélo

À l’heure du bilan, les avis sont relativement partagés. Emballée, Sylvie Moreau, la libraire, ne remplacera pas sa vieille voiture quand elle aura rendu l’âme. « En semaine, j’utiliserai marguerite [la voiture en autopartage] et le week-end, un véhicule de location ». Le vélo ? « Je suis allergique. Et puis, ce n’est vraiment pas pratique pour transporter des colis ».

Accro à la voiture, Alexandra Leblanc, responsable de Domidom services, a découvert le confort du TER pour faire tous les jours le trajet entre Savenay et Nantes. « Je mets 30 à 45 minutes au lieu d’une heure et demie en voiture, et je ne suis pas stressée ». Du coup, la jeune chef d’entreprise a décidé de renoncer à sa voiture de fonction pour la mettre à la disposition de ses salariés.

Des trams bondés

Conseillère de clientèle à la Société Générale, Anne-Sophie Hollocou a vécu « huit semaines riches en émotion ». Au final, un constat : « La voiture reste indispensable pour les longs trajets dans l’agglo ».

Elle aussi a apprécié marguerite. « Le seul problème, c’est qu’on est obligé de rentrer dans Nantes pour chercher et ramener l’auto ». La jeune femme a bien essayé le bus et le tram, « mais aux heures de pointe, c’est vraiment bondé ».

Directeur adjoint de l’agence de la place Viarme, Julien Gandon a testé le Bicloo et le bus pour se rendre de chez lui, à la Tortière, à son travail. « Le vélo, c’est sympa quand il fait beau. Mais l’hiver, je préfère être à l’abri dans ma voiture. Et je ne mets que 8 mn pour faire le trajet, contre 25 mn en bus ».

Pour tous, la Zenius aura en tout cas eu un effet positif : « Désormais, à chaque déplacement, on se pose la question du choix du mode de transport ». C’était le but du jeu.

Source : Xavier Boussion - Presse Océan
Crédit Photo : Presse Océan

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