candi7Oui et non.
Cette réponse de normand n’est pas très satisfaisante.
Pourtant, c’est en lisant les témoignages de la Zenius Expérience de Nantes que j’en suis parvenue à ce constat mi-chèvre, mi-chou.

La Zenius Expérience a été menée à Nantes pour la 4ème année consécutive : elle vise à “désintoxiquer” des accros à l’automobile, en les obligeant pendant un temps donné, à prendre les transports collectifs et autres modes doux, pour effectuer leurs déplacements.

Cette année, ce sont des professionnels qui s’y sont collés. Visiblement, et aussi étonnant que cela paraisse, tous ces Nantais ont découvert leur réseau de transport collectif. Pourtant, le réseau de TC de Nantes fait aujourd’hui partie des réseaux les plus performants de France.

Mais bien sûr, tous les cobayes n’ont pas renoncé à leur automobile pour autant.
Certains vont franchir le cap, mais d’autres non, il leur est impossible de laisser la voiture au garage. Ils ne peuvent pas et/oune veulent pas.
Rien de bien surprenant en définitive (malheureusement).

Tous ont revu leur manière de se déplacer, devenant probablement plus rationnels et pesant le pour et le contre avant chaque déplacement, n’hésitant pas ainsi à recourir aux transports en commun lorsque cela est possible.

Mais les habitudes ont la vie dure, et en matière de déplacement, elles sont difficiles à changer.

Et puis, il faut bien le reconnaître, l’offre de transports collectifs n’est pas toujours au rendez-vous… et la demande est parfois confuse : voilà bien un domaine dans lequel on veut tout et son contraire.

Et on en revient donc à l’éternelle question : comment mettre en oeuvre une offre à laquelle les clients captifs n’auront pas d’autre choix que de s’adapter, et qui ne satisfera jamais vraiment les non-captifs, sauf à rendre les transports collectifs moins… collectifs ?!

Source : Ad Lineam - Etudes et Conseil en transports collectifs

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