Il a vécu neuf semaines sans sa voiture
[L'interview] 8 février 2012 par Facilitateur |
Vélo, marche et bus. Pendant deux mois, Patrice Chartier a volontairement laissé sa voiture au clou. Entre lui et la bagnole, le désamour a grandi.
Ce n’est pas un anti-voiture qui rêve d’une planète bleue totalement décarbonée. Pas non plus un « fou » de la randonnée ou un partisan acharné de la décroissance persuadé que le monde va droit dans le mur. Rien de tout ça. Patrice Chartier, la quarantaine sonnée, c’est monsieur Tout-le-monde. Un urbain bien de son temps, qui vit à La Roche-sur-Yon. Qui va au supermarché du coin. Qui est ligoté par la trotteuse des impératifs horaires. Qui a deux voitures à la maison et pas une minute à perdre.
Pendant presque deux mois, il s’est volontairement privé de voiture. Parce que, dit-il, « j’avais l’intuition que c’était possible ». Son intuition était bonne. « Et ça s’est vérifié », dit-il sans forfanterie, neuf semaines après. Le bureau, qui se trouve à un kilomètre de la maison, il y allait à pied, matin, midi et soir. Il a vu des choses minuscules que les automobilistes pressés n’ont plus le temps de voir. Les feuilles mortes que les « cantonniers » ramassent à la pelle. Repéré des odeurs, celle d’un chantier voisin.
Crédit photo : Ouest France
Date de publication de l’article : jeudi 24 novembre 2011
